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Top Chef en terrasse

Rencontre avec les participants

Top Chef en Terrasse, l’aventure dont font partie 4 équipes de voisins du quartier Bockstael, arrive à sa première grande étape : l’épreuve culinaire d’octobre !
L’occasion donc de faire le point avec eux, de voir comment se sont passés ces premiers mois et pourquoi ils se sont lancés dans le projet !
Rencontre avec quelques participants :

SEBASTIAN

Sebastian m’accueille dans son studio avec vue sur l’Atomium. Il me montre sa petite terrasse où sont serrés les pots et sacs de cultures. Rapidement, il me parle de son amour du travail bien fait, de ses 2 passions héritées de sa maman : la cuisine et la culture des plantes

Tu peux te présenter ?
Sebastian Peeters, j’ai 22 ans, je suis belge mais je suis né en Espagne.
Je suis passionné par la cuisine et les plantes. Dans la vie, je travaille depuis 2 ans dans un petit resto qui s’appelle la K-Fete à Laeken, on est une asbl, un petit restaurant social franchement super sympa, avec une bonne équipe et on cuisine !
J’y reste encore un an. Après ? On verra ! Soit les plantes, soit travailler dans un restaurant étoilé, si je vois que je continue à aimer la cuisine comme je l’aime aujourd’hui. Tout peut changer !

Avais-tu déjà cultivé des légumes avant de te lancer dans Top Chef en terrasse ?
Ma maman a toujours eu la main verte. A Ténérife je plantais quelques trucs. Mais quand je suis arrivé en Belgique, que j’ai habité seul je me suis lancé, je me suis dit pourquoi pas, on va essayer. Et avec le temps je me suis rendu compte que m’a maman m’a laissé quelque chose de bon : les plantes.

C’est quoi ta motivation pour participer au projet ?
La cuisine j’adore mais c’est un métier de stress. Pourquoi pas se lancer dans le maraichage ! Surtout, ça te ramène du bonheur. Tu vois des trucs pousser, tu apprends à mettre les tuteurs de plein de manières différentes, etc. Ca rapporte beaucoup, c’est la vie en fait.

Et pour que tes plantes soient bien, il faut que toi tu sois bien aussi

. C’est pas la même chose de donner à boire en allant vite-vite ou de passer ton petit moment avec tes plantes à les regarder, calmement.

JIMMY

Sur le toit d’un immeuble du nouveau quartier Tivoli, je rencontre Jimmy, styliste et professeur. Il a emménagé l’année passée, mais ce n’est qu’au moment du confinement que lui et quelques voisins ont investi les bacs mis à leur disposition sur le toit.

Avais-tu déjà cultivé des légumes avant de te lancer dans Top Chef en terrasse ?
Tout le monde dans la famille a eu un petit jardin et ça s’est transmis de génération en génération. Moi j’en ai jamais vraiment eu un mais j’aidais un petit peu au potager quand j’étais enfant, ado. Mais j’ai plutôt emmagasiné l’information et je l’applique seulement maintenant on va dire. Donc oui je retrouve des choses, et après c’est bien parce que je vais dans la famille pour demander comment je dois faire certaines choses, quand je dois mettre tel légume, etc. C’est chouette !

C’est quoi ta motivation pour participer au projet ?
Surtout la curiosité. Ca nous excitait un peu de se dire ‘on va planter des légumes, on les faire pousser, on va les récolter et ensuite on va les manger’. C’est quand même un peu cool de se dire qu’on peut aussi avoir nos propres légumes à nous, et avoir tout le process aussi. Savoir comment ça va évoluer, combien de temps ça va prendre, qu’est-ce qu’il va falloir faire pour qu’ils évoluent correctement. Donc oui c’est un peu de la curiosité finalement.

Et puis on aime bien manger ! En plus on est un duo Grèce-Belgique, donc c’est 2 traditions culinaires très différentes, c’est intéressant !

Au delà de la curiosité, pourquoi c’est important de cultiver même en ville selon toi ?
Moi, ça m’emmerde un peu d’aller au magasin et d’acheter ton sachet en plastique avec tes légumes dedans. Donc c’est un peu un refus d’aller vers là.

Ca creuse de plus en plus chez chacun cette idée que tout est toujours prêt à être pris et à être consommé. Et quand on n’en a plus, on en rachète un autre et on consomme encore.

C’est valable pour les légumes, les fruits, les vêtements … Je trouve qu’il faut un peu généraliser sa manière de voir les choses, sa manière de penser, et sa manière de consommer en général parce qu’on consomme énormément. Mais quitte à consommer énormément, autant consommer correctement. Donc c’était un peu ça l’idée aussi de ce jardin.

Quelles ont été les plus grosses difficultés / victoires que vous avez rencontrées ?
En règle générale tout ce qu’on a planté a quand même poussé. Donc ça motive ! Sauf les aubergines, j’ai l’impression qu’il faut que ça soit couvert ... Le seul problème c’est qu’il y a constamment un énorme courant d’air sur le toit, donc ça ralentit quand même très fort. Autre difficulté : Les semis ce n’est pas simple. J’ai essayé, y en a beaucoup qui n’ont pas pris. Ou alors le semis allait bien, mais au moment de le repiquer ça n’allait pas. Par exemple les salades de Laeken on aurait voulu en avoir

AUDE

Deux immeubles plus loin, à nouveau sur un toit, je rencontre Aude, qui habite juste à côté du potager de l’immeuble. Ce qui l’a motivée dans le projet, c’est l’idée d’avoir un projet commun avec les voisins pour se connaître mieux, avoir un prétexte et une motivation à faire pousser ! Et qui allie à ça l’aspect cuisine, alors que les deux sont trop souvent séparés.

Pourquoi, selon toi, c’est important de cultiver même en ville ?

Pour moi, c’est juste une nécessité d’avoir encore du vivant autour.

Même si je vois plein d’avantages à la ville ça reste difficile d’avoir si peu de nature autour. Et cultiver ben y a l’aspect évident d’avoir ce que tu fais pousser tout près de toi donc tu ne dois pas faire des kilomètres pour aller chercher ce dont t’as besoin. Y a cet aspect là et y a l’aspect plaisir en fait. Je ne m’étais jamais rendu compte à quel point c’était efficace pour le bien être que pendant le confinement où j’y allais tous les jours. Parce qu’il fallait, parce que j’avais cette impossibilité d’aller ailleurs à l’extérieur. On a passé beaucoup de temps ici avec Haroun (son fils) et du coup je me disais ‘voir sa petite fleur pousser ça procure une sensation de bien être qui est quand même impressionnante’.

Avec l’équipe, vous avez déjà réfléchi aux recettes que vous allez faire pour l’épreuve culinaire ?
Oui, y a une partie qu’on a préparée en amont avec du chutney, des confitures et des trucs comme ça. Pour le reste on doit préciser ce qu’on va faire mais oui on a déjà des idées.

Vous avez rencontré des difficultés pendant les premiers mois ?
Pour moi ce qui était neuf, c’était la culture hors sol. Et dans les sacs, et c’est complexe. Ca reste petit comme espace, peut-être qu’il aurait fallu mettre plus de terre. Ou alors que ça convient bien pour un gros plant, comme les courgettes ou les tomates. Mais pour les petites choses comme les carottes par exemple, ce n’est pas évident, c’est plus simple dans des grands bacs.
Aussi, on aimerait bien amender notre terre, mais en ville, où trouver de l’engrais et du compost ? Sachant qu’on n’a ni voiture, ni brouette et que tout ça doit venir jusqu’ici sur le toit …